Centre de la Mémoire d’Oradour |
Pendant que le petit village d’Oradour-sur-Glane, situé à vingt-deux kilomètres au nord-ouest de Limoges, devenait en France après la guerre un symbole national pour les atrocités nazies, son histoire en Autriche restait en majeure partie inconnue : La population entière, hommes, femmes, enfants, vieillards, de ce paisible village limousin a été exterminée sans raison par une division SS : Le 10 juin 1944, quatre jours après le débarquement des alliés en Normandie, Oradour était cerné par une compagnie de la division Waffen S.S. "Das Reich". Le massacre sanglant des innocents a coûté la vie à 642 personnes, âgées de 6 mois à 85 ans. Les hommes étaient fusillés et asphyxiés, les femmes et les enfants brûlés vifs dans l’église. Finalement, les S.S. ont mis le feu à toutes les maisons pour effacer les traces du crime et faire disparaître le village.
Certainement, Oradour n’est pas seulement un lieu commémoratif en France, mais surtout et aussi symbole angoissant pour la barbarie nazie – toujours en mémoire aux victimes - pour que ces crimes atroces ne se reproduisent jamais. Depuis presque une dizaine d’années, le CMO rappelle le massacre et ses victimes : en 1999, le village fut consacré village martyr par le président Jacques Chirac. Aujourd’hui, l'ensemble du mémorial et du village martyr font d'Oradour le site le plus visité en Limousin (environ 300 000 personnes par an).
D'une part, l'entretien et le développement des relations entre le Centre et les conservateurs des camps et des centres de recherche tant en Allemagne qu'en Autriche, l'aide à l'organisation des projets historiques et à l'exploitation de l'exposition permanente ainsi que la réalisation des visites guidées appartiennent aux attributions des "serviteurs de la mémoire". D'autre part, ils s'occupent des tâches pédagogiques et informatiques concernant l'histoire de la seconde guerre mondiale (l'internement, la déportation, les massacres des nazis…) En outre, il y a la possibilité d'élaborer ses propres projets relatifs au travail au musée.
Les raisons pour lesquelles je me suis décidé d’effectuer mon service de la mémoire au Centre de la Mémoire d’Oradour sont différentes: D’abord, j’ai choisi à assumer une petite partie de la responsabilité collective de mon pays pour les atrocités de l’holocauste. À mon avis, chacun devait assumer cette responsabilité et non fuir la réalité historique – bien qu’elle soit cruelle, horrible, parfois même incroyable. Je considère comme très important le travail du Centre de la Mémoire, car il offre aux gens de l’information approfondie, concernant non seulement Oradour-sur-Glane, mais aussi des thèmes relatifs à la Seconde Guerre mondiale. Ce travail d’information – surtout l’aspect du souvenir et de la commémoration - est absolument indispensable, pour que de tels crimes ne se reproduisent jamais. Ensuite, comme étudiant à l’institut de l’interprétation et de traduction de l’Université d’Innsbruck, la France est pour moi un pays particulièrement intéressant - compte tenu de la possibilité unique d’améliorer mes connaissances en langue. En tant qu’étudiant en sciences politiques, le travail au musée me semble tout à fait enrichissant.
Entrée du village martyr - Entrance of the "martyr village" |
Although the small village of Oradour-sur-Glane represents in post-war France a symbol of nazi-atrocities, its dolorous fate elsewhere is nearly unknown: The whole population - men, women and children – was exterminated by a SS division, arbitrarily and without any reason: On the 10th June 1944, only four days after “D-Day”, men from the “Der Führer” Regiment of the 2nd Waffen SS Panzer Division “Das Reich” invaded the peaceful village of Oradour to commit an indescribably inhuman mass-slaughtering, claiming a total of 642 innocent and defenceless victims from all age groups. Men were brutally shot down in local barns, while women and children were locked up in the village’s church, which was set on fire. Finally, in order to cover their bloody tracks, the SS burned down the whole village of Oradour-sur-Glane.
Oradour is definitely not only an important memorial-place in France, but also a frightening testimony of the national socialist barbarism. Commemorating the victims of the massacre, it also serves as a warning to future generations – in order to learn from what happened.
The working tasks of Holocaust Memorial Servants at the "Centre de la Mémoire d'Oradour" contain the cultivation and development of relationships between the Centre and Holocaust-organizations in Germany as well as in Austria, educational activities within the framework of the "Educational Site" and the performance of tours for (e.g. German) visitors. Furthermore, Austrian servants have the possibility to realise their own projects.
The reasons why I decided to undertake a Holocaust Memorial Service at the memorial of Oradour-sur-Glane instead of a military service in Austria are different: First of all, I want to assume a small part of my home country’s responsibility in the face of the atrocities of the Holocaust. I’m convinced that everyone should assume this responsibility and that we should not try to avoid facing historical reality, although it’s cruel, sometimes even unbelievable. I consider the work of the “Centre de la Mémoire d’Oradour” as very important, the more so as it offers detailed information, concerning not only the horrible tragedy of Oradour, but also different issues with regard to World War II. The commemoration of the massacre of Oradour is in my opinion an indispensable tribute towards the victims, preventing at the same time such crimes from happening again. Furthermore, as student at the department of interpretation and translation at the university of Innsbruck, working in France is a great possibility in order to improve my language skills. As student of political science, the work at a museum will certainly be a unique enrichment opportunity.